Ruben, 18 ans, Cotonou, étudiant à Paris

 

·         Parlez-nous de votre formation

Je suis parti en France il y a un an, en septembre 2012 pour y faire un DCG à l’ENOES. J’ai trouvé les professeurs excellents. Tout s’est très bien passé. Je viens de terminer ma 1ère année, en étant major de ma classe avec les félicitations du conseil de classe. La France est un environnement propice pour les études que j’ai choisies. Je suis très content de mes résultats.

·         Comment trouvez-vous la ville dans laquelle vous étudiez ?  (transports, ambiance)

Paris est plutôt une ville accueillante. Pour ma formation, je trouve qu’il y a beaucoup de bibliothèques et centres de documentation. On y organise aussi, beaucoup de conférences et de forums.

Les transports sont développés, c’est hallucinant ! C’est une sacrée différence avec le Bénin. Je n’ai même pas besoin de voiture pour me déplacer, comme c’était le cas à Cotonou. C’est assez impressionnant.

S’agissant de l’ambiance de travail, elle est plutôt bonne, même si je trouve les gens très individualistes.

J’ai commencé par habiter en collocation avec un togolais. Par la suite, j’ai déménagé dans un studio où je suis seul. Se gérer soi-même est compliqué. Mais je me suis adapté ensuite. Ce qui fait que je trouve également le cadre de vie agréable.

·         Vos impressions sur votre année d’étude en France ? Qu’est ce qui a été difficile ? Qu’est-ce qui vous a plu ?

Mon année a été très enrichissante. J’ai beaucoup appris sur tous les plans. Hormis le fait que les professeurs sont plus impliqués, je me sens aujourd’hui plus motivé. J’ai appris à gérer mon budget, et j’ai appris à me débrouiller tout seul.

·         Qu’est ce qui a été difficile ?

Vivre seul.

·         Qu’est-ce qui vous a plu ?

Le niveau de développement. J’ai été impressionné par la maturité de ceux de ma génération.

·         Une anecdote sur votre séjour ?

Lorsque je suis arrivé dans ma classe, j’ai été mis à l’écart. Personne ne s’est assis dans la rangée où je m’étais installé. Cela m’a fait un choc. Trois jours plus tard, j’ai changé de place et je me suis mis devant tout le monde. Le reste de la classe s’est mis à l’arrière. Même à la récréation, lorsque j’approchais certains, ils ouvraient à peine la bouche et partaient de leur côté. Au bout de trois semaines, après les premiers devoirs, vu que j’avais les meilleures notes, ils sont venus vers moi et j’ai commencé à avoir des amis. Mon intégration a donc été progressive.

·         Vos conseils pour réussir ?

Persévérance ! Il ne faut pas lâcher, il ne faut pas laisser tomber. Il faut s’accrocher, et aller jusqu’au bout.

·         Qu’auriez-vous aimé savoir avant votre arrivée en France ?

La Procédure Campus France, est à mon avis complète. Tout ce qu’on doit savoir, est dit sur le site. Personnellement, j’ai reçu toutes les informations avant mon départ du Bénin.